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Présentation et historique

par Nicolas - 1er octobre 2007

Le Réseau Régional Alsace des Electroniciens du CNRS et des EPST intervient en complément de l’action du réseau national, pour offrir à ses membres un contact local et des rencontres de plus courte durée mais régulières sur des thématiques ciblées. Véritable réseau de proximité, il apporte sa contribution à l’action de formation de la Délégation Régionale Alsace du CNRS et renforce, à sa mesure, le Réseau National dont la liste de diffusion est un élément clé (voir le site du Réseau National).

Rémy Bellenger, membre fondateur du Réseau National des Electroniciens du CNRS et des EPST, nous fait partager ci-dessous un bref historique de ce réseau de métier écrit en 2006.

De l’origine

C’est en octobre 1994, lors de la première école thématique organisée par le groupe "Méthodologie et Qualité de Développement de Projet" (MQDP), que se rencontrent Roger Briot, responsable du SoLo2 (Soutient Logistique), devenu depuis MRCT, et Rémy Bellenger co-organisateur de cette école thématique.

Au cours de cette rencontre, il est convenu que l’organisation en réseau des électroniciens du CNRS est souhaitable et doit faire l’objet d’un approfondissement quant à la méthode à mettre en place pour atteindre cet objectif. Entre octobre 1994 et la première réunion de concertation, Roger Briot et Rémy Bellenger élaborent une stratégie et commencent la réflexion qui aboutira d’une part à la
méthode et d’autre part aux modalités de création du réseau.
C’est le 9 mars 1995 que se retrouvent à Paris le responsable et créateur du SoLo, François Dupont, Roger Briot et Rémy Bellenger les organisateurs de la réunion, ainsi que 3 représentants de département, Jean-Luc Bertrand pour PNC, Charles Bourdeau pour le SPI et Jean-Pierre Paulin pour SPM, ainsi que JP Fondère. La décision est prise de créer un réseau. Le pilotage et la mise en place du réseau sera piloter en étroite collaboration,
Roger Briot pour les contacts avec les instances du CNRS et des DS Rémy Bellenger pour les laboratoires et les électroniciens.

Lors de cette réunion nous étions tous d’accord pour dire qu’il s’agissait bien de la création d’un réseau métier CNRS au sens d’un réseau de compétences et savoir-faire. Toutefois Roger Briot craignait d’une part la confusion entre réseau informatique et
réseau métier, nous étions en 1995, d’autre part il pensait qu’il était plus démonstratif de créer une communauté d’électroniciens autour des outils pour qu’il y ait moins de réticence de la part des directeurs de laboratoires « ne pas faire peur ». Une fois la
démonstration faite de l’utilité de ce mode d’organisation alors on pourrait déclarer que l’action est la preuve de l’intérêt des réseaux au CNRS. Le réseau était créé, restait à en assurer la mise en place

Le réseau démarre

La méthode préconisée par Roger Briot est d’attirer une dizaine de laboratoires, dans un premier temps, à une phase expérimentale de validation de ce mode d’organisation. Après enquête auprès d’une centaine de laboratoires du CNRS, nous identifions que la
préoccupation majeure des électroniciens est l’équipement des laboratoires en outils de CAO et le développement de FPGA. Un groupe d’électroniciens se charge de faire l’étude des offres industrielles d’outils. Ce groupe passera au moins une journée complète avec chaque industriel. La liste de laboratoires participants à la validation est arrêtée fin 1995. La première réunion de mise en place de l’action se fera le 28 février 1996.

Nous pensions nécessaire de créer « quelque chose » en plus de l’aide à l’achat d’équipement. Quelque chose qui soit une mise en commun de savoir faire et de compétences, mais une difficulté de taille se présentait à nous, seulement 1 électronicien sur 2 avait accès à un mail, et tous n’avaient pas un ordinateur. Après la présentation de l’étude menée par l’équipe d’une dizaine d’ingénieurs, il est décidé tous ensemble du choix des outils. La décision du réseau est la suivante :

  • Outils CAO Viewlogic avec simulateur numérique (simulation analogique en option)
  • Outil FPGA Xilinx
  • Participation à l’achat d’un PC avec grand écran
  • Équipement réseau des laboratoires non encore sur Internet
  • Création d’un serveur web par Remy Bellenger servant de lien entre les participants.

Ce serveur web a été créé en 1995, il offre les services suivants : bibliothèque de documents, adresse, liste de distribution, CR de réunion, et tous documents utiles aux électroniciens du réseau. Ce serveur web a été développé et hébergé à l’Observatoire de
Meudon. Le serveur a été refait en 2000 avant d’être refondu entièrement en 2001 par la DSI. Pendant cette phase de validation, les directeurs d’unités étaient associés étroitement à la démarche.

Les Rencontres

Les Rencontres seront une Action Nationale de Formation à gestion déconcentrée pour 70 personnes. Le titre de cette rencontre était vite trouvé, « Les Rencontres électronique de Bonas » étaient en route. Un préprogramme était en place dès décembre 1998, les inscriptions lancées début 99, fin février nous avions près de 140 inscriptions, le pari était gagné, le réseau continuait. Ces premières Rencontres à Bonas, en mai 1999, ont accueilli Gérard Lelièvre qui
venait d’être nommé, en remplacement de Maurice Claverie. Astronome rompu à l’instrumentation des télescopes, tour à tour responsable du CFHT à Hawaï pendant 8 ans, puis du télescope Themis des Canaries, Gérard Lelièvre participait aux Rencontres
des électroniciens et trouvait dans ce réseau en « état de marche » la concrétisation du rêve des électroniciens isolés.

De ces 10 électroniciens, qui avaient sur une simple idée de Rencontre, rassemblés plus de 140 inscriptions devaient naître une deuxième jeunesse du réseau, ne plus être le « nez dans le guidon ». Rebâtir non plus sur des outils mais sur le métier, les
compétences et les savoirs faire, en étroite coopération avec Florence Piaud de l’observatoire des métiers du CNRS.

Définition du réseau

Même si le réseau en 1999 avait déjà 4 ans, même si les actions d’équipement, de formations, de partage de savoir faire faisaient déjà partie du quotidien, il était important que l’équipe de pilotage du réseau définisse ses nouveaux modes de fonctionnement et
de nouveaux projets pour être toujours au plus près des électroniciens.

  • Faire en sorte qu’aucun électronicien au CNRS ne se sente isolé dans son laboratoire.
  • Être à l’écoute de tous, du technicien à l’ingénieur et au chercheur.
  • Ne jamais mettre quiconque en situation de se sentir exclut de la communauté des métiers de l’électronique en laboratoire de recherche.

En 2000 le comité de pilotage du réseau se dotait d’une charte, décrivant comment travaillait le comité. Ce document public serrait adaptable chaque année en fonction des participants à ce comité.

En 2001 la DSI assurait le financement et l’hébergement d’un nouveau serveur web, l’ancien pouvait disparaître sans que disparaisse l’esprit qui avait été à l’origine de ce réseau. Le cahier des charges, le suivi, la recette et le suivi du serveur a été assuré par P. Leboucher, D. le Moal et O. Lopez. Le comité de pilotage assurant les relectures et la validation. Les années égrenaient les Rencontres, après Bonas ce fut Satillieu puis Branville, Rodez, Strasbourg et l’invitation, annuelle depuis, d’un électronicien européen, Marseille, Vogué, Annecy...

En 2004 Remy Bellenger responsable du réseau passe la main à Pierre Leboucher, la même année la MRCT organise une évaluation du réseau, qui est l’occasion de faire un bilan de 10 ans d’actions. Le comité d’évaluation non seulement approuve les actions du réseau, mais encourage le réseau à avoir plus d’ambition.

Le réseau initial n’est pas fermé. Les contraintes et engagements seront identiques à ceux exigés des unités du "premier jour". La cellule Ressources Technologiques étudiera chaque cas avec le souci de faciliter l’intégration de toute unité dans ce réseau dont l’objectif est : l’expérience doit rester analysable et interprétable.

Remy Bellenger

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